Au cours de cet hiver 2020-2021, des centaines de millions d’Européens sont contraints de rester à la maison en raison des blocages et des couvre-feux instaurés pour contenir la propagation du COVID19. Pour des millions d’entre eux, cela signifie rester dans des maisons mal chauffées, ce qui représente une menace pour leur propre santé.
Selon les chiffres d’Eurostat, plus de 30 millions d’Européens avaient déclaré ne pas être en mesure de chauffer correctement leur maison durant hiver 2019, avec des chiffres particulièrement alarmants en Bulgarie, Lituanie, Chypre, Portugal, Grèce et Italie. Depuis, la pandémie covid-19 aggrave la situation, avec un confinement qui conduit à une hausse des factures d’énergie.
Pour sortir tous les Européens de la pauvreté énergétique, l’Union européenne et ses États membres doivent élaborer une » stratégie politique » basée sur des objectifs concrets, selon un rapport de l’Institut Jacques Delors (https://bit.ly/3jatv0m ).
L’évaluation par la Commission européenne des plans nationaux pour l’énergie et le climat (PNT) » montre que plusieurs États membres ne s’attaquent pas suffisamment au problème » et que la plupart » ont une approche systématique pour lutter contre la pauvreté énergétique au lieu d’un plan d’action ciblé « , déplore le rapport.
Selon les auteurs, cela montre que l’UE doit prendre une approche différente si elle veut vraiment s’attaquer au problème, en faisant de la question de la pauvreté énergétique une composante de la stratégie politique de l’Accord vert européen.
