Energies fossiles et politique monétaire

L’ONG Greenpeace interpelle la Banque centrale européenne (BCE) à modifier ses règles sur les garanties que les banques privées fournissent lorsqu’elles se refinancent avec elle, afin de cesser de « favoriser » les entreprises de combustibles fossiles.

« La BCE doit immédiatement exclure ces actifs toxiques et modifier les règles pour faire face à l’urgence climatique dans laquelle nous vivons ».

Selon l’ONG, une soixantaine d’entreprises opérant dans les énergies fossiles, dont Shell, Total, Eni, OMV et Repsol, ont émis des obligations d’un montant d’environ 300 milliards d’euros jugés éligibles comme garanties par la BCE fin 2020.

Ce volume représente 59% des obligations d’entreprises que la BCE a acceptées comme garanties, tandis que la contribution globale de ces entreprises à l’emploi et à la valeur ajoutée brute dans l’UE « est inférieure à 24% et 29%, respectivement ».