Quand l’on parle d’Hydrogène, il s’agit en fait du dihydrogène (H2). Ce gaz n’existe quasiment pas à l’état naturel sur Terre. En effet, l’élément hydrogène (H) y est très abondant, mais seulement sous forme combinée. Par exemple avec l’oxygène dans la molécule d’eau (H2O).
Ainsi l’hydrogène est un vecteur d’énergie (stockage) mais pas une source d’énergie, car il faut le produire à partir d’eau ou d’hydrocarbures, ce qui nécessite au préalable une dépense d’énergie initiale. L’hydrogène sera donc « gris » ou « vert » selon qu’il provient d’Hydrocarbures ou d’eau, et selon la nature de l’énergie qui sert à le produire.
En terme stratégique, demain l’énergie verte des européen sera massivement stockées, soit via une batterie dont la technologie est largement asiatique, soit via une filière Hydrogène, encore à bâtir, mais potentiellement plus « souveraine ». En Europe, l’hydrogène pourrait également représenter la solution miracle pour décarboniser les industries, notamment celles de l’acier et des produits chimiques. En matière de transport, les véhicules à hydrogène ont une grande autonomie et se rechargent très rapidement.
La Commission européenne espère voir l’hydrogène représenter 12% à 14% du mix énergétique européen à l’horizon 2050. A cette date, l’hydrogène « propre » pourrait répondre à 24% de la demande énergétique mondiale, avec des revenus annuels de l’ordre de 630 milliards d’euros. En attendant, pour les Jeux olympiques de Paris en 2024, l’un des sponsors de l’événement, Totota mettra à disposition « 3.000 voitures et 1.200 bus à pile à combustible.
Henri Lastenouse
